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The Rakes sont à Paris ce soir pour nous présenter (entre autres) la version live des titres de leur nouvel et magnifique album "Ten New Messages". The Rakes aiment Paris, et la France, apparemment, puisque c'est déjà au moins la cinquième date dans la capitale en deux ans. Mais par dessus tout, ils aiment être sur scène, ils aiment la synergie qu'elle procure avec le public, ainsi que Matthew Swinnerton, guitariste cordial, me le confiait cet après-midi en interview, et me le confirmera un peu plus tard, en after show au pub devant quelques bières... Pour nous qui commençons à y être habitués, on le sait, un concert des Rakes, c'est toujours une fête.
Le concert commence par les classiques "Terror!" puis "Retreat", suivis du premier single très dansant du tout nouvel album "We Danced Together". |
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Alors que côté public, on entre tout doucement dans l'ambiance, Alan Donohoe nous livre son habituelle interprétation habitée. On ne peut s'empêcher de penser à la tension et à la gestuelle de Ian Curtis (même si The Rakes se défendent d'être directement influencés par Joy Division), avec l'humour en plus ! Car Alan, et The Rakes, peuvent être vraiment drôles, très second degré... (voir les dinosaures miniatures posés sur tous les amplis... des Tyrannosaurus Rakes, principalement..).
Lasse Petersen à la batterie et Jamie Hornsmith à la basse Rickenbacker restent un peu en retrait pour assurer la base puissante et solide des morceaux, Matt est un peu plus mobile et expressif, assurant la seconde voix et les riffs impeccablement ciselés. J'ai toujours eu un faible pour les guitariste qui jouent sur Telecaster.
Et petit à petit, la tension monte, avec (comme promis) les nouveaux titres joués de manière un peu plus rugueuse, avec la touche plus punk des Rakes live, "Down With Moonlight" (avec Alan à la seconde guitare), "When Tom Cruise Cries", "Suspicious Eyes". Le groupe nous surprend aussi avec "Ausland Mission", qui n'apparaît sur aucun album ou single à ma connaissance. |
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Et enfin, le courant passe avec le public qui se lâche pour un sympathique pogo sur "22 Grand Job". À partir de là, l'énergie ne retombera pas, et le concert se terminera en apothéose avec "The World Was A Mess, But His Hair Was Perferct", mon titre préféré du nouvel album, numéro un sur ma compil' de printemps.
Malheureusement, et contrairement à ce qui a pu se passer au Printemps de Bourges, pas question pour le public de manifester sa joie et sa gratitude en montant sur la scène. Le service d'ordre musclé de l'Élysée Montmartre était là pour empêcher tout débordement, menaçant les crowd-surfers d'expulsion... ça ne rigole pas.
Un peu plus tard dans la soirée, nous rejoignons le groupe au pub "le Truskel" où il était invité à passer quelques disques. Matt, que je remerciais pour le gig, me confie "C'était un bon concert, pas notre meilleur, mais un bon concert." : Le groupe aussi, a ressenti la montée progressive de l'ambiance.
 La seule et excellente reprise des Rakes, c'est bien sûr "Just a man with a job", version savamment traduite et retravaillée du "Poinçonneur des Lilas" de notre grand Gainsbourg. Sur de nombreuses photos, Matthew porte un T-shirt à son effigie. Et Alan chante le refrain en Français ! "Des p'tits trous, des p'tits trous..." voir la vidéo...
 Alan portait un T-shirt "Irish Writers", avec 4 portraits d'écrivains parmi lesquels on a reconnu James Joyce... Dites nous si vous avez pu identifier les trois autres.
Julie de V2, bien sûr !
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Words, videos & photos: Leo Poli 

www.therakes.co.uk
www.myspace.com/therakes |
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